Mouvement pour la 6e République (M6R) : 1 an et 100 000 signataires !

Il y a tout juste un an, Jean-Luc Mélenchon lançait officiellement le Mouvement pour la 6e République (M6R) durant une émission de télévision.


“Signez pour la 6e République” – J.-L. Mélenchon par lepartidegauche

Le site avait alors été rapidement submergé par l’afflux. Heureusement, il avait été tout aussi rapidement « réparé » et, le 12 septembre 2014 au petit matin, le M6R était sur les rails pour de bon.

Depuis, que de chemin parcouru ! L’ingénieuse équipe informatique coordonnée par Guillaume Robin a mis en place le réseau citoyen « Nous le Peuple ». C’est à mes yeux la plus belle réalisation du M6R, même si elle est perfectible, comme toute création humaine. Il s’agit d’une agora de débats en ligne où des propositions peuvent être faites par tout.e citoyen.ne inscrit.e et où l’on peut voter pour ou contre chaque proposition, commenter les propositions pour les améliorer et voter sur les commentaires pour retenir les meilleures idées. Plus de 20 000 signataires se sont inscrits sur cette plateforme !

En matière de financement aussi, le M6R a innové. À l’heure où le FN, le PS et l’UMP (devenue « Les Républicains » entre temps, ce qui a fait d’ailleurs réagir le M6R avec une « manif en ligne #JeSuisRépublicain »), trempent dans des magouilles diverses et variées, le M6R a décidé de s’appliquer deux principes : premièrement, la transparence sur les recettes et les dépenses ; deuxièmement, le financement des grandes actions par financement participatif. Le slogan qui a alors été trouvé résume cette logique : « Au M6R, tout est clair : on sait d’où vient l’argent, on sait à quoi il sert ».

assemblee representative m6r

Retrouvez mon compte-rendu de l’assemblée représentative en cliquant sur cette image.

Autre grande réalisation du M6R : l’organisation d’une assemblée représentative du mouvement avec un mode de désignation des membres novateur : un quart de membres choisis par le « comité d’initiative » (c’est-à-dire les personnalités qui ont lancé le M6R), un quart tirés au sort et une moitié désignés par un vote en ligne. J’ai été l’un des élus par le vote électronique et je dois dire que je garde de la journée où nous nous sommes réunis le souvenir émerveillé d’une journée de débats très intenses et très politiques sur de nombreux sujets.

Mais l’avancée politique et pratique de cette assemblée représentative n’est pas contenue dans le seul fait qu’elle se soit réunie : il y a aussi et surtout ce qu’elle a fait et la manière dont elle l’a fait. Commençons par dire que toutes les propositions faites par l’assemblée représentative ont été soumises au vote de l’ensemble des signataires du M6R. Ainsi, les débats et les votes qui ont eu lieu dans cette assemblée ont eu pour objectif d’affiner les éléments pour soumettre à l’ensemble des signataires des propositions claires, fruit d’une délibération collective. Ensuite, et c’est à mon sens un gage de sérieux des membres du M6R, cette assemblée a décidé de son auto-dissolution, preuve que celles et ceux qui en étaient membres ne cherchaient pas les honneurs mais avaient bien pour objectif de faire avancer le collectif. Enfin, sur la méthode, une chose importante : tous nos débats ont été retransmis en direct sur internet puis mis en ligne afin que chacun puisse y avoir accès.

Pour vous abonner à mon blog, cliquez sur l'image puis indiquez votre mail dans la page qui s'ouvrira.

Pour vous abonner à mon blog, cliquez sur l’image puis indiquez votre mail dans la page qui s’ouvrira.

Parmi les propositions de l’assemblée soumises au vote des signataires, et approuvées à une large majorité par ces derniers, le texte « Pour la 6e République » doit être mentionné. Il trace les grandes orientations politiques du M6R et donne un contenu à la 6e République que nous voulons. Cela a d’ailleurs été un débat central de l’assemblée : faut-il ou ne faut-il pas donner de contenu à cette 6e République ? Certains pensaient que la priorité était de parvenir à un changement de Constitution ; d’autres, dont j’étais, affirmaient que changer la Constitution n’avait de sens que si on disait d’abord les nouveaux droits politiques, sociaux et écologiques que l’ont voulait y introduire. C’est cette deuxième option qui l’a emporté, dans l’assemblée comme chez les signataires. Et nous avons donc aujourd’hui un texte, adopté par plus de 90% des participants au vote, qui trace les grandes lignes de la 6e République que nous voulons. Ayant défendu à l’assemblée le paragraphe sur les droits nouveaux, je le reproduis ici :

Des droits nouveaux
Nous prônons le partage des richesses, la défense de l’écosystème qui permet la vie humaine, la laïcité qui garantit la liberté de conscience, l’égalité entre tous les êtres humains, en particulier l’égalité femme-homme (donc l’abolition du patriarcat), le respect et l’extension des droits et libertés personnels y compris sur internet, l’accès à la culture, à des médias indépendants et à l’éducation pour toutes et tous. L’air, l’eau, l’alimentation, le vivant, la santé, l’énergie, la monnaie ne sont pas des marchandises mais des biens communs. Pour garantir ces droits fondamentaux et gérer démocratiquement les biens communs, le droit de propriété doit être encadré, la propriété sociale protégée et les services publics développés. Partisans de la République sociale, nous défendons la démocratie dans l’entreprise et la création de droits nouveaux sur le lieu de travail pour garantir la souveraineté et la citoyenneté des salariés dans l’entreprise.

Cliquez sur l'image pour lire mon article : « Libéralisme, diktats européens, crise écologique : la clé, c'est la Constitution »

Cliquez sur l’image pour lire mon article : « Libéralisme, diktats européens, crise écologique : la clé, c’est la Constitution »

Cette partie du texte est pour moi une réponse à toutes celles et ceux qui disent : « la 6e République c’est bien, mais qu’est-ce que ça va changer ? ». Et bien, comme j’avais déjà eu l’occasion de l’écrire ailleurs, voilà la réponse : la 6e République, ça peut tout changer. Si toutes les Constitutions de notre pays ne sont pas issues d’un fait révolutionnaire, chacune de nos révolutions a eu pour conséquence un changement de Constitution. Changer la Constitution, c’est poser un acte révolutionnaire si on donne à ce texte le bon contenu.

Ces jours-ci, le M6R fête donc sa première année d’existence. Il s’est récemment doté d’une équipe d’animation nationale. Et au bout d’un an, on peut dire que l’objectif est atteint : 100 000 signataires ! Enfin… j’avoue ici que c’est un arrondi au supérieur puisqu’au moment où j’écris, il ne manque plus que 1 173 signataires pour les atteindre. Alors n’hésitez pas : aidez-nous à franchir ce cap symbolique en signant pour la 6e République, en partageant cet article (partager sur Facebook / partager sur Twitter / partager par mail) ou bien encore en partageant directement ce lien par mail ou sur les réseaux sociaux : www.m6r.fr/je-signe !

Suivez-moi sur Twitter :

m6r-bouton-widgetCliquez ici pour signer pour la 6e République !

À propos de Antoine Léaument

Fondateur de la chaîne YouTube et du site « Le Bon Sens ». Responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon.

Un commentaire

  1. “Changer la Constitution, c’est poser un acte révolutionnaire si on donne à ce texte le bon contenu.” dis-tu. Oh ! Oui! Et instruire le débat qui précèdera son écriture est fondamental! Car écrire une constitution ne doit laisser aucune place à interprétationS X ou Y !….. Ce doit être un texte clair, accessible à tous, et d’une précision sans flou…. De sa qualité dépendra le monde de demain….

Commenter cet article

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués par : *

*