magazine du monde mélenchon

Le magazine du «Monde» vomit (encore) sur Mélenchon

Pour la deuxième fois en quatre ans, M, le magazine du Monde a décidé de consacrer sa « une » à Jean-Luc Mélenchon. Et, pour la deuxième fois en quatre ans, il s’agit de tenter de salir celui qui a réuni plus de 7 millions de voix à l’élection présidentielle autour du programme L’Avenir en commun.

Souvenez-vous. Il y a quatre ans, M avait fait une couverture ignoble. On y voyait un montage réalisé à partir de photos de Jean-Luc Mélenchon elles-mêmes trafiquées. Des photos qui, mises ensemble, n’étaient pas sans rappeler le montage qu’Heinrich Hoffmann avait réalisé sur Hitler. Sur la « une » s’étalait aussi ce titre : « Le grand MÉCHANT Mélenchon ». À l’intérieur, pas mieux : tout était fait pour diaboliser le tribun avec l’utilisation d’un champ lexical ramenant tout à des éléments psychologisants (sa « rage », sa « susceptibilité », sa « colère », etc.). J’avais écrit à l’époque un article pour en faire la liste. Et il y avait enfin le moment de la publication de ce numéro de M, qui ne laissait rien au hasard : le 4 mai 2013, c’est à dire la veille (la veille !) de la marche pour la 6e République qu’avait organisée Jean-Luc Mélenchon et qui avait réuni 130 000 personnes à Paris.

mélenchon hitler

À gauche, la «une» du magazine du Monde du 4 mai 2013. À droite, les montages d’Heinrich Hoffmann.

Aujourd’hui, rebelote. Le magazine du Monde consacre de nouveau sa « une » et un long « portrait » (ils appellent ça « portrait » parce que ça fait plus sérieux que « dégommage en règle ») à Jean-Luc Mélenchon. En « une », une photo du tribun. Il est jeune, il a de grosses lunettes, et sur le bas de son visage s’étale ce titre : « QUI EST VRAIMENT JEAN-LUC MÉLENCHON ?». Voilà que l’honnête bourgeois frémit : il va enfin tout savoir, « vraiment », sur le diable rouge. Frisson garanti. Et puis, sur les autres pages, il pourra trouver toutes les publicités nécessaires au bon choix de sa prochaine montre de luxe.

« Lignes de failles ». C’est comme ça que commence l’article d’Ariane Chemin, « grande reporter » au Monde, sur Jean-Luc Mélenchon. Tout l’article est écrit sur un mode psychologisant qu’affectionnent particulièrement les journalistes branchouille. C’est pratique parce que ça permet de disqualifier quelqu’un sans parler de ses idées politiques (mais enfin, c’est normal, c’est un por-trait, on vous dit). Voici une liste des mots utilisés pour qualifier Mélenchon :

« Jean-Luc » s’est replié / calme et impénétrable / Pas de colère noire ou blanche, feinte ou sincère, pas de « vermine », de « parasites », de « crevards ». Pas de « show », comme il dit. « Tout s’est passé dans sa tête » / Personne ne connaîtra jamais la force de la tempête qui se lève sous son crâne ce soir-là, la collusion des sentiments muets qui produira une réaction chimique bizarroïde / «Méluche» a pris un masque de samouraï. / ll voyait déjà son portrait sur les murs de toutes les mairies de France. / la bouche de Jean-Luc Mélenchon tombe un peu plus que d’habitude / On guette ses mots comme autant de consignes et d’oracles. / Un long tuto à la Ponce Pilate / Quelle relation étrange, presque perverse, entre lui et les élections présidentielles ! Quand il perce, son moral plonge. / Mélenchon, pourtant, fait la gueule / il boude, ronchonne / Si furieux, si déçu / Il avait pourtant touché le fond / Sa nostalgie croise enfin un chagrin personnel / Une grosse déprime le saisit. / C’est la culture communiste, celle des moines-soldats. La sphère privée se confond avec l’action publique ; le militantisme s’emmêle insidieusement avec la vie personnelle. / son mental, les logiques de ses éclats borderline, ses failles et ses forces, la part de mauvaise foi dans sa bonne foi, qui les perce à jour ? / La voix hésite comme toujours entre la fureur et les larmes, et finit, loin des micros, des télés et des tréteaux, par tomber cette fois du côté de l’émotion. / chez Jean-Luc Mélenchon, l’immigration est triste et l’exil toujours malheureux / Marseille: là où le candidat de La France insoumise a tenu, le 9 avril, son meeting le plus fervent – un régal pour un psy. / Comme beaucoup de Narcisses contrariés, Mélenchon a du mal avec son image. / Il veut qu’on l’aime, puisque lui ne s’aime pas. S’il vit violemment ses échecs électoraux, c’est qu’il craint qu’on ne veuille pas – qu’on ne veuille plus? – de lui.

Et voilà ! Maintenant vous savez tout, « vraiment », sur Mélenchon, n’est-ce pas ? Passons sur les références sur le parcours de Jean-Luc Mélenchon (« trotskyste », « lambertiste », etc.) disséminées un peu partout dans l’article. C’est pour situer le diable rouge et faire frémir le bourgeois. Bon, bien sûr, nous autres, on s’en fout : on a l’habitude de lire ou d’entendre ça depuis des années. La caste est tellement bête et sans imagination qu’elle est en général incapable d’inventer de nouvelles trouvailles.

Pourtant, cet article innove dans l’abjection. Cette fois-ci, ils sont allés chercher jusqu’à des funérailles pour nous inventer des tares. Et pas n’importe quelles funérailles : celles de François Delapierre. Il était le bras-droit de Jean-Luc Mélenchon. Et un éclaireur politique et intellectuel pour nombre d’insoumis d’aujourd’hui engagés depuis des années à leurs côtés à tous les deux. François est décédé en juin 2015 d’une tumeur au cerveau foudroyante qui l’a diminué physiquement mais jamais intellectuellement, comme le montrent les éditoriaux qu’il a continué à écrire puis à dicter à Charlotte Girard, sa compagne, qui l’aidait à accomplir le travail.

Aussi, quand François Delapierre est décédé, nombre de gens ont voulu lui rendre un dernier hommage à la hauteur de ce qu’ils lui devaient. Alors, pour ses funérailles, nous avions mis nos écharpes rouges et porté des oeillets. Le premier est l’un des symboles que l’on porte en tant que membre du Parti de Gauche ; le second est une fleur qui fait référence à la révolution au cours de laquelle le peuple portugais s’est débarrassé du fasciste Salazar. C’était une idée de François de se saisir de ce symbole. Nous avons écouté, ce jour-là, les discours poignants de Charlotte Girard et de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons chanté « Grandôla Vila Morena », le chant de la « Révolution des Oeillets » (encore une idée de François). Puis nous avons formé une chaîne humaine en mettant la main droite sur l’épaule droite de celui ou celle qui se trouvait devant nous. La main qu’on posait devant réconfortait celui ou celle qui avait son épaule dessous ; la main qu’on avait sur l’épaule était un réconfort pour soi. Un acte de camaraderie au sein d’une cérémonie qui, aujourd’hui encore, laisse un souvenir ému à toutes celles et ceux qui l’ont vécue. Un dernier hommage rendu et bien rendu à un camarade que l’injustice de la mort avait fauché trop tôt.

Mais ce n’est pas comme ça qu’Ariane Chemin, « grande reporter » du Monde, voit les choses. L’ignominie de l’article atteint son paroxysme au « récit » de la cérémonie. Un « membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé » (bien sûr, il témoigne anonymement) décrit, paraît-il, un « groupe sectaire ». Et il ajoute qu’il y aurait là « tous les codes pour maintenir un clan homogène et très radicalisé ». Les mots sont blessants. Ils cherchent à salir une cérémonie pour laquelle chaque personne qui y a participé en souhaitant rendre un hommage sincère à François Delapierre conserve, aujourd’hui encore, l’émotion qu’elle contenait. Qui est ce témoin anonyme ? Était-il vraiment là pour rendre hommage à François ou pour se moquer des personnes endeuillées ? De quel droit se permet-il de qualifier ainsi une cérémonie laïque dont les codes ont été inventés pour célébrer la mémoire d’un défunt ? Se rend-il chez les chrétiens, les juifs, les musulmans pour commenter les bizarreries que tous leurs rites contiennent si on les regarde d’un œil extérieur au culte ? Est-il plus étrange de passer devant un cercueil en ayant la main sur l’épaule de la personne de devant que de jeter de l’eau dessus avec un objet métallique ? Non, bien sûr. Mais voilà que les médiacrates ne reculent plus devant rien et vont jusqu’à utiliser nos morts pour nous jeter des insultes à la figure. Bien sûr ce ne sont pas eux qui le disent, n’est-ce pas ? Ce sont des témoins anonymes. Mais qui tient la plume au moment d’écrire ?

Et ce n’est pas tout, car les « conséquences » de cet article ne s’arrêtent pas là. Dans sa « revue de presse » sur France Inter, la journaliste Hélène Jouan se délecte et répète les mots. « Groupe sectaire », « clan homogène très radicalisé », se délecte-t-elle à l’antenne. Ah ! Ah ! On casse du Mélenchon à peu de frais n’est-ce pas ? Et après ça fait les étonnés, ça fait les surpris, ça fait les indignés quand on leur dit qu’on n’a pas envie de leur parler. C’est qu’on doit être trop radicalisés, sans doute, pour trouver que tout se vaut et qu’on doit sourire comme des benêts quand on reçoit les coups.

Ce jour-là, au bout de l’antenne, il y avait les filles de François qui écoutaient, il y avait Charlotte, et les ondes véhiculaient des mots qui étaient des coups de couteau dans la plaie.

Mais bien sûr, Hélène Jouan et Ariane Chemin font leur travail n’est-ce pas ? Ce sont des journalistes, au plus près de l’info, pour nous permettre d’avoir un avis éclairé sur les grands sujets de notre temps, n’est-ce pas ? C’est le hasard si, à deux semaines du premier tour des élections législatives, sort un article qui traite les insoumis de « groupe sectaire », de « clan homogène très radicalisé », n’est-ce pas ? Et puis, après tout, ce ne sont pas elles qui le disent, n’est-ce pas ? C’est « un membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé », n’est-ce pas ?

Foutaises. Tout cela est politique et, heureusement, les citoyennes et citoyens voient de plus en plus clair dans le rôle de maintien de l’ordre établi confié à la sphère médiatique. D’ailleurs, j’ai entendu de source sûre, de la part d’un témoin anonyme fiable, que les médiacrates se comportent de plus en plus comme un « groupe sectaire qui ne supporte pas la critique » (ce sont ses mots). Il explique (un peu glacé) qu’ils réagissent comme un « clan homogène très radicalisé » dès qu’on leur dit que 9 milliardaires détiennent 90% des médias. Il souligne qu’il a constaté que la « sacro-sainte et intouchable corporation vendeuse de papier » (il n’y va pas de main morte) n’accepte pas qu’on lui dise qu’elle fait mal son travail. Il précise que la moindre remarque négative « déclenche une réaction stupide et bornée d’automates abrutis par leur fatuité » (il en frémit encore) qui se résume par « la répétition d’un mantra sur la presse-garante-des-libertés dont ils ne savent même plus ce qu’il signifie tant ils sont fanatisés » (fichtre). Le même dit avoir eu Ariane Chemin en personne au téléphone et assure qu’elle « cherchait l’incident » (une formule qui en dit long) et « posait des questions absurdes pour essayer de [lui] faire dire des choses qu’il ne pensait pas » (c’est dire s’il était remonté après l’appel).

Bref, avec cet odieux article, le magazine du Monde montre une fois de plus qu’il ne recule devant aucune ignominie dès qu’il s’agit de salir Jean-Luc Mélenchon et ses proches. La dernière fois, ils avaient trafiqué des photos pour le transformer en Hitler, à la veille d’une grande marche populaire ; cette fois-ci, ils sont allés cherchés d’opportuns témoins anonymes de funérailles, à deux semaines du premier tour des élections législatives… « Jamais deux sans trois », dit le proverbe. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ?

À propos de Antoine Léaument

Fondateur de la chaîne YouTube et du site « Le Bon Sens ». Responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon.

41 commentaires

  1. Rima del Râ

    Excellent article, Antoine Léaument. Bravo!
    Votre analyse est objective, légitime et illustrée de sources éclairantes.
    Un “incident” (pour reprendre le terme de cette journaliste) suffit à déclencher une guerre. Guerre qu’il devient urgent de mener contre la désinformation, la manipulation et l’absence inquiétante de morale, de respect et de neutralité que cet article du Monde, en particulier, crache à la figure de ses lecteurs. Que l’auteure de ces lignes l’ait, de plus, “cherch[é]”, révèle toute la bassesse et l’ignominie de l’entreprise.
    Bien peu seront dupes et c’est ce qui rétablira la vérité.
    La raison du plus fort est toujours la meilleure? Cet article est dépourvu de toute force et de toute raison, la bataille est perdue d’avance pour Ariane Chemin et ceux qui osent la soutenir. Elle aura peut-être réussi seulement (quel misérable dessein) à faire perdre à JLM et tout son mouvement encore un peu plus de temps à devoir s’en défendre, temps qui ne peut donc jamais être intégralement consacré à parler d’un programme humaniste qui reste le véritable intérêt de millions de personnes.

  2. La fin du texte meriterai une exposition idem à l’article du monde. pour compenser (ce mot ne convient pas mais j’en trouve pas d’autre maintenant). Putain de caste, les scénarios les plus sombres de la SF de realisent.

  3. Merci d’avoir mis en mot l’indignation que je ressens.
    Tout, vraiment tout est fait pour qu’il n’y ai pas de contre pouvoir à Macron.
    Avec des méthodes qui sont pas loin de celles du FN. Entre mauvaise foi et insinuations.
    Par les mêmes qui s’indignent que JLM n’ait pas joué “le pacte républicain”.

  4. Grandola Vila Morena

    Pourquoi continuer à lire ces journaux ? Il n’y a rien a attendre des ces médias. Autrefois nous lisions Libération ou Le Monde plutôt que Le Figaro. Aujourd’hui tous pareil.
    Il reste de l’information libre sur internet, et les chaines youtube remplacent la télé. En tout cas pour nous c’est depuis longtemps résistance à ces médias et boycott. Poing barre.

    • Je suis naïvement tenté de répondre qu’il faut parfois les lire pour y répondre.
      Car si c’est pour y répondre aussi brillamment qu’ici ça vaut le coup. Encore plus si cet article est lu. Il faut donc le partager. Prendre la place.
      Mais je ne veux pas être en contradiction avec votre remarque et je souscris complètement: il ne faut surtout plus lire la presse qu’on trouve en kiosques (la téloche n’en parlons pas), à quelques exceptions près. Boycott et poing barre ! Le gauche siou plé !
      Merci aux subtilités de l’orthographe: je préfère maintenant l’expression couchée à l’écrit de votre main, de votre poing!
      Point barre.

    • Pourquoi continuer à acheter ces journaux ? Ils sont déjà vendus!!!

  5. Je suis désolée, je ne peux pas lire ces calomnies. Cela me révulse ! Mélenchon est tellement
    la cible des médias qui ne savent comment l’anéantir. Il fait trembler par son engagement
    désintéressé, ceux qui sont vendus. Je voudrai savoir quel est l’impact de ce journal
    sur le gens, ceux qui sont concernés par la lutte, les exploités, ceux que l’on veut esclavager
    Ce n’est certainement pas eux qui se gavent de ce genre de calomnies, eux que Mélenchon
    tente d’arracher au désespoir avec toute son âme ! Une âme qui est belle, car elle a été
    forgée par sa souffrance, sa sensibilité martyrisée depuis son jeune âge. Cette conscience
    des humbles qu’il a porté en lui, son combat, ses engagements de jeunesse qui sont des expériences idéalistes pour se forger, ses colères contre des forces puissantes avides de pouvoir auquelles ils a tenu tête! Ses combats par amour font trembler, déchaînent les Haines mais aussi donnent de l’espoir, de l’enthousiasme à des foules qui le comprennent…

    • colin claudine

      Marie Jose .je n aurais pas mieux dit .100 fois bravo.

    • Marie-José : malheureusement, pour ceux qui “tractent” et qui “boitent” les imprimés de la FI pour les législatives, l’impact de ces articles est grand. Je ne compte plus le nombre de clichés médiatiques que j’entends, y compris par ceux que la France Insoumise avait réussit à convaincre pour les présidentielles : “vous êtes une secte”, “Mélenchon mauvais perdant”, “Vous nous préparer une dictature”, “On veut pas du Vénézuela ici”, etc.

      Et quand on essaie d’entamer un dialogue, on tombe souvent sur une absence totale d’argument en face.

      Alors, je suis loin d’être aussi serein que Rima del Râ, un plus haut dans les commentaires : beaucoup sont dupes en réalité. La parole unanime et assourdissante des médias peut avoir raison des consciences. Sur le terrain, je constate une véritable contamination des pensées et ce qui me désole c’est qu’une partie du peuple “potentiellement de gauche” monte en agressivité contre une autre partie du même peuple.

      Pour ma part, je ne vois qu’une solution au pouvoir exorbitant de la secte des médiacrates : offrir une alternative médiatique sur le net et dans les kiosques.

  6. L’amour des foules qu’il a su entraînées parlent pour lui et le font craindre !

    Nous entrons dans un régime de terreur et d’obscurantisme! Luttons ! ensemble insoumis !

    La révolution des coeurs est dure et nous n’avons pas tous les mêmes armes !

    • Ce n’est qu’un ressenti maladroit que je suis incapable d’analyser! Les armes dont je parle
      sont les livres qui sont généralement brûlés, les écrits qui font prendre conscience où
      asservissent dès qu’une civilisation disparait pour en imposer une autre !

  7. Merci pour cet article.
    Ce qui a été écrit par Chemin et répété par Jouan dépasse tout ce que je pouvais imaginer…
    Ils sont incapables de trouver des failles dans le programme de la France Insoumise, pas assez intelligents sans doute pour faire l’effort de le comprendre et pour critiquer objectivement, il faut déjà comprendre.
    Ils sont incapables de trouver la moindre faille dans le passé de Jean-Luc Mélenchon. En 40 ans, pas une trahison, pas la moindre affaire douteuse… rien à se mettre sous la dent.
    Alors ils attaquent au coeur, au sentiment.
    Mais qu’est-ce qu’ils espèrent ainsi? que les Insoumis vont se détourner du mouvement?
    Mais ils ne comprennent donc rien?
    Nous, on sait qui est Jean-Luc Mélenchon, on a regardé ses vidéos, on l’a entendu dans ses meetings. Oui, il est passionné, oui il est révolté, comment ne le serait-il pas? rien n’a changé en 40 ans! Bien au contraire, tout se dégrade…
    Nous, on a reconnu sa sensibilité, son honnêteté, son humanisme. On sait, c’est tout. Et c’est définitif quand on a compris. Et nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre, à réfléchir et à vouloir vivre une vie non dictée par ces médias indignes de même nous adresser la parole par télé ou radio ou journal interposé.
    Ces “journalistes” veulent faire du mal, ils réussissent bien sûr, qui ne serait pas blessé par de tels propos, même si on sait qu’on doit les laisser pour ce qu’ils sont, des propos proférés par des lâches, des robots sans entrailles, sans cervelle, sans la moindre éthique.
    Jusqu’où vont accepter de s’avilir, de s’aplatir, ces médias esclaves des grands groupes?
    Comme dit cet article, qu’est-ce qu’il s vont trouver la prochaine fois?

  8. Je pense que cette attaque vise aussi à discréditer les groupe de ceux qui sont très proches de Jean Luc Mélenchon. Pour pouvoir discréditer a priori celle ou celui qui prendrait sa suite parmi eux pour être porte drapeau de notre mouvement. Discrédit​en jouant la division entre ce groupe et les jamais-contents-de-toujours qui sont certainement en grand nombre dans la fi.

    • Plutôt d’accord avec vous, en ajoutant que cela peut également les pousser à perdre leur énergie pour trouver qui est ce curieux informateur anonyme, si toutefois il existe vraiment, et peut-être même tenter de semer la zizanie.

      • Je me suis dit exactement la même chose : un anonyme, c’est une source à laquelle on ne peut pas se fier. C’est soit un lâche réel, soit une pure invention, quelqu’un qui n’existe pas sauf dans la tête de la journaliste. Rien de mieux pour semer la zizanie en effet. J’espère que personne ne mettra d’énergie à découvrir l’anonyme qui n’existe probablement pas.

  9. SANTANA Jean Claude

    Bravo et Merci pour votre papier nécessaire et salutaire.

  10. Bravo !! Et merci de tant de lucidités !!

  11. Je ne connais qu’un seul Monde en tant que journal : il est diplomatique et j’y suis fidèle ! Les médias, pour beaucoup hélas, auront réussi l’exploit de répandre tous ce qu’il y a de plus malodorant au cours de cette campagne politique comme jamais ils n’avaient réussi à le faire depuis des décennies. Ils prennent un risque qu’ils ne mesurent pas : qu’un jour, le plus grand nombre d’entre nous, bien décidés à leur faire payer leur méfaits, exigent un jugement et un châtiment à la mesure de leurs infamies !

  12. Cet article témoigne d’une réaction grave et digne devant un torchon de chiotte à vomir qui plus est utilise l’anonymat comme preuve de son voyeurisme nauséabond.

  13. Sans rire, la photo qu’ils ont choisi me fait penser à une photo de jacques doriot, et ça me fait penser à beaucoup d’homme politique des années 30, encore. comme quoi le monde nous associe toujours auux personnages de ces années là. Je trouve ça scandaleux de cracher ainsi sur une personne.
    voila l’image de doriot qui me fait penser à celle qu’ils ont mises. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ef/Jacques_Doriot_1927.jpg/220px-Jacques_Doriot_1927.jpg
    je vous remercie pour cet article.

  14. Il est évident que le torchon “le Monde ” choisit ses journaleux parmi les plus asservis à la finance . Les tordues qui ont écrit l article anti JLM auront bien sûr une prime de salissures . C est un peu une forme de prostitution à une droite extrêmiste . Leur vomissures épistolaire ne sont que le reflet d une mentalité malveillante pour ne pas dire pourrie . Bien sûr la complicité de la diection du Monde est évidente .

  15. Ce monde est cruel. Courage.

  16. Oui, merci pour ce joli recadrage de cet article surréaliste dont le titre est totalement trompeur, car il aurait fallu y ajouter “pour Le Monde”.

    Le vrai problème de ces grands médias, hormis le fait qu’ils appartiennent à de riches influenceurs, est qu’ils sont subventionnés fortement par nos impôts. Même avec peu d’abonnés, ils résisteront.

    Comment alors pouvons-nous contrecarrer leur propagande ?

  17. Ces pseudos journalistes, pleins de suffisance et de certitudes sont tout simplement abjects. Jusqu’où iront-ils dans l’ignominie ? Je suis persuadé que cette tentative d’instrumentalisation à des fins politiciennes d’un drame personnel n’est pas fortuite. Le but est clair: le lascar qui fait de la psychologisation de bas étage et qui a commis cet article sait très bien à quel point la disparition brutale de François Delapierre a bouleversé tous ses proches ainsi que Jean-Luc Mélenchon. Il le fait donc dans le but de blesser, d’humilier et sans doute, (du moins l’espère-t-il) de provoquer une réaction véhémente de JLM. Il se précipiterait alors pour pondre un nouvel “étron journalistique” avec pour idée centrale: “vous voyez, je vous l’avais bien dit, Mélenchon est dangereux, il ne sait pas se contrôler”. On est au-delà de la manipulation. Ce type se comporte comme un véritable pervers narcissique…Mais finalement, quand il évoque un Mélenchon “qui veut qu’on l’aime puisque lui ne s’aime pas”, je me demande si en fait, il n’est pas en train de brosser un autoportrait !

    • désolé, je n’avais pas remarqué que c’était une femme qui avait commis cet article…Il faut donc remplacer il par elle…Et pervers par perverse…

      • Très exactement, nous pouvons dresser le tableau clinique de cette “journaliste” (guillemets de rigueur) dans le domaine de la perversion narcissique.

        Je résume le tableau :

        ” Sa fonction est double : il s’agit pour le perversif d’assurer sa propre immunité par-devers le conflit et les douleurs de deuil, et de se valoriser narcissiquement (par rapport a des failles profondes et cachées) en attaquant le moi de l’autre et en jouissant de sa déroute ; cette déroute lui est ensuite imputée, ce qui fait que la jouissance perversive est toujours redoublée.”

        L’utilisation de douleur de deuil d’autrui pour servir ses propres intérêts est tout simplement inacceptable. Nous atteignons cette fois-ci un niveau jusqu’alors jamais atteint dans la détestation en la personne de Jean Luc Mélenchon. Qu’on l’apprécie ou non, il y a des limites de la décence et du respect à ne pas franchir.

  18. La Résistance se compose de particules élémentaires telles que ce billet.
    Élémentaires et essentielles… Les axiomes du monde que nous cherchons à partager.
    Merci l’ami pour cette pierre à l’édifice. Merci.

  19. Très bon article.
    Lénine disait que Le Temps (ancêtre du Monde) disait la vérité sur les petites choses pour mieux mentir sur les grandes. La succession est vérifiée.

  20. Sophie Clerc

    Ce jour-là, j’ai écrit à Hélène Jouan – et je le signe et le souligne aujourd’hui encore – “Cérémonie funéraire pour François Delapierre: Hélène Jouan, vous êtes un coeur de pierre et une fieffée malhonnête.”

  21. Cette histoire me bouleverse, à plus d’un titre.
    Parceque ton article est formidablement bien écrit, avec ce qu’il faut de retenue et de révolte,
    Parceque je sais un peu ce que doit ce mouvement à François Delapierre,
    Parceque je sais l’ignominie éhontée de ces immondes médias,
    Parceque j’avais oublié qu’il était le compagnon de Charlotte Girard,
    Parceque pendant ce même temps j’ai suscité malgré moi une polémique inutile sur la page youtube de Charlotte (2) à propos de niveau de vie,
    Parceque je suis un garçon sensible 😉

    Pour tout ça, si tu pouvais lui transmettre de ma part cet œillet virtuel en soutien, merci Antoine !

  22. It’s truly very complex in this active life to listen news on TV,
    so I simply use the web for that purpose, and get the latest information.

  23. Bravo, Antoine. J’avais entendu le billet d’Hélène Jouan sur France Inter. J’avais été choqué par l’ignominie de la chronique de cette journaliste. Je ne leur ai pas écrit pour protester parce que j’avais déjà saisi le médiateur de la chaîne pour protester contre le traitement qu’il réservait à Jean-Luc Mélenchon et au silence de la chaîne sur le programme de la France Insoumise. On m’avait répondu que j’étais un mélenchoniste, qu’en fait c’est Jean-Luc qui ne voulait pas parler à cette radio et qu’ils diffusaient l’information corectement. Bref, vous êtes mélenchoniste donc circulez, il ‘y a rien à voir.
    J’approuve donc tout à fait vos propos. Ils sont réconfortants. Plus que jamais, il faut trouver le moyen de contourner la sphère médiatique qui ne supporte pas qu’on dénonce sa dépendance aux 9 milliardaires qui contrôlent 90% des médias. Bon courage à vous, Antoine, et merci pour ce bel article.

  24. J’étais à la cérémonie du Père-Lachaise pour François Delapierre que je ne connaissais pas. Adhérent du PG, c’était ce qui nous reliait. Effectivement, cette cérémonie était très émouvante, pleine de chaleur humaine. Se retrouver entre camarades de lutte après la perte d’un des nôtres, (pas n’importe lequel) quoi de plus normal ?
    L’Immonde est la Pravda des capitalistes, rien à en attendre. Envie de vomir…
    Merci Antoine pour ton travail de déconstruction.

  25. A faire écouter à tous ceux qui reprochent à Mélenchon son caractère :

    https://www.youtube.com/watch?v=Qitq9vsn0m0

  26. Je propose que ce journal “Pro-Macron” rebaptise son journal en “La Merde” il n’y a que deux lettres qui change pas besoin de changer la typographie et ça révélerait bien ce qu’on y trouve à ce torchon à peine assez correct pour servir de papier toilette.

  27. Ça donne froid dans le dos, larmes aux yeux, haut-le-coeur, colère au ventre. Et une sorte d’impuissance enrageante… J’ai de la peine pour Jean-Luc Mélenchon et pour Charlotte et ses enfants aussi.

    Il faudra pourtant faire quelque chose, je ne sais pas quoi, une manif devant les portes du journal ?
    Une pétition demandant une rétractation ? (6 millions de signatures, ça ferait l’affaire, en tout cas, ça serait un début)

    Bon courage. Ne vivant pas en France, je ne peux pas faire grand chose et ça me désole…

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