Invité dans l’émission « La France dans les yeux » sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a montré ce soir qu’il était prêt à gouverner. Par sa connaissance précise des dossiers, sa hauteur de vue et son sens aigu de l’intérêt général, il a prouvé qu’il était le plus à même de diriger la France. Retour sur cette soirée où le candidat de l’Union populaire répondit aux interrogations d’une vingtaine de citoyens…

Ce n’est pas anodin si le président du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux, la semaine dernière sur France 2, s’adressait à Jean-Luc Mélenchon comme à son futur interlocuteur à l’Élysée. Ce soir, les Français ont pu à nouveau constater la stature présidentielle du candidat de l’Union populaire.

Une expertise sur tous les sujets fondamentaux

Pouvoir d’achat, agriculture, sécurité… De nombreux sujets ont été abordés ce soir. Malgré son affirmant dès le début de l’émission que l’élection présidentielle n’était pas le grand oral de l’ENA et qu’il se pouvait qu’il ne sache pas répondre sur un sujet, force est de constater que Jean-Luc Mélenchon avait travaillé. 

Le candidat était d’abord interrogé par une citoyenne sur la faisabilité de son programme, qu’elle trouve « alléchant », en particulier le blocage des prix de première nécessité. Jean-Luc Mélenchon a cité le Code du commerce et détaillé les produits ciblés par sa mesure, avant d’expliquer comment ces derniers ont été sélectionnés. Précision et clarté.

Face à un retraité le questionnant sur les petites pensions, Jean-Luc Mélenchon a répondu : revalorisation de toutes les pensions de retraite à taux plein en dessous du SMIC à 1400 euros, gratuité des premiers mètres cubes d’eau et kilowatt heure d’énergie, etc. Sur l’éducation, l’ancien ministre de l’Enseignement professionnel a prôné le retour aux 4 ans pour le bac professionnel et le recrutement de professeurs. Interrogé par une agricultrice, le candidat a fait feu de tout bois : le protectionnisme pour lutter contre les variations du cours de la viande de mouton, la sécurisation de débouchés pour l’agriculture biologique et locale, le recrutement de 300 000 paysans supplémentaires…

Pour une fois, les questions posées à Jean-Luc Mélenchon étaient concrètes, au plus près des préoccupations quotidiennes des Français. Ses réponses, précises, nuancées, réfléchies, l’étaient tout autant.

Une hauteur de vue présidentielle

Outre sa connaissance des dossiers, Jean-Luc Mélenchon s’est aussi illustré par sa vision systémique. Il le sait : la longueur des files à l’aide alimentaire, la destruction progressive des services publics comme l’hôpital, le dérèglement climatique : tout est lié… les solutions aussi. Le candidat à la présidence de la République a par exemple rappelé son opposition au passe vaccinal tout en expliquant que les principales mesures permettant de prévenir l’apparition de pandémies, la lutte contre les élevages intensifs notamment, n’avaient pas été prises. Cette préoccupation est d’autant plus actuelle qu’une épidémie de grippe aviaire vient d’éclater, et rien ne dit qu’elle ne sera pas transmise tôt ou tard à l’être humain. 

De la même manière, lorsqu’on lui a demandé : « combien ça coûte ? », non seulement l’ancien ministre a répondu, mais il a réclamé aussi la prise en compte du « prix du malheur », qui, lui, n’est jamais calculé. 

En janvier 1914, Jean Jaurès disait déjà : « Et moi je vous dis que l’intuition n’est rien, si elle n’est pas la perception rapide et géniale d’analogies jusque-là insoupçonnées entre des ordres de phénomènes qui paraissaient distincts. […] Pour guider les hommes, il faut la lumière de l’idée. ». Sur ce sujet, il faut bien reconnaître que le candidat de l’Union populaire se distingue de bon nombre d’autres candidats qui ne font qu’empiler des mesures disparates. Jean-Luc Mélenchon, lui, ne peut être accusé de manquer de cohérence. 

Voir tout, et surtout voir loin. Interrogé par un militant du MEDEF, qui a concédé que le programme « L’Avenir en commun » est « un petit ouvrage plutôt bien fait », Jean-Luc Mélenchon a montré qu’il offrait aux entreprises la visibilité économique de l’État stratège et son corollaire, le remplissage des carnets de commandes. Le projet d’éoliennes offshores, par exemple, procurerait du travail à des milliers d’ouvriers.

L’horizon de Jean-Luc Mélenchon ? L’intérêt général : « Je ne suis pas une personne privée, je dois tenir compte de l’intérêt général ». C’est pourquoi le candidat, étayant ses propositions pour le grand âge, a rappelé, s’autorisant un passage par une question philosophique, qu’il faut remplacer les priorités du système actuel, la concurrence libre et non faussée, par le respect de la dignité des personnes et des droits fondamentaux. De même, il a affirmé que l’économie devait être au service des citoyens et de la vie. 

Un homme d’État prêt à gouverner

Jean-Luc Mélenchon l’a dit : il est là pour gagner. Il est entouré d’une équipe (il a notamment évoqué la députée Caroline Fiat, spécialiste des questions de santé), il dispose d’un programme adapté, et il sait comment s’y prendre. Il convient alors de rappeler l’existence des plans de « L’Avenir en commun », qui déclinent les premières mesures qui seront prises par Jean-Luc Mélenchon lors de son arrivée au pouvoir.

Précis, le candidat de l’Union populaire a semblé avoir conquis le public présent sur le plateau. Face à des Français divers, dont peu étaient des sympathisants de l’insoumis, les applaudissements furent fournis. Cela ne témoigne que d’une chose : la capacité de Jean-Luc Mélenchon à convaincre et à rassembler au-delà de son camp. Sa progression dans les sondages ne fait qu’en attester. 

Calme, compréhensif, recourant à l’humour, Jean-Luc Mélenchon a endossé les habits de futur président de la République. Jean Giono écrivait que « dans les temps modernes, l’humble sagesse est la pensée la plus révolutionnaire du monde ». Vraisemblablement, ce soir, le romancier et l’homme d’État sont tombés d’accord.
Lors de l’émission, une participante affirmait que « L’Avenir en commun » et son candidat représentaient « un espoir pour les générations futures ». Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, a dit : « je saurai mener ce pays ». Après la prestation de Jean-Luc Mélenchon, force est de constater qu’il avait raison de l’affirmer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *